Bronx D’Olivier Marchal arrive sur Netflix

Un film d’action qui lésine sur l’action

La fiction policière est depuis longtemps fascinée par la frontière floue qui sépare les flics véreux des criminels qu’ils sont censés poursuivre. Le nouveau film français « Rogue City » la piétine, en affirmant que la corruption est omniprésente et que nous vivons dans un monde brutal et sans espoir auquel il est impossible d’échapper. C’est une vision sombre qui rend le film d’Olivier Marchal radical dans son nihilisme.

Malheureusement, « Bronx », qui est diffusé en streaming sur Netflix, est aussi un fouillis inefficace. C’est un peu surprenant de la part de Marchal, un ancien policier devenu scénariste-réalisateur, qui a fait preuve d’un grand sens du récit tout en explorant de sombres dilemmes moraux dans des longs métrages comme « 36 quai des Orfèvres » et des séries divertissantes comme « Braquo ». Ici, il est difficile de raconter ce qui se passe – et, par extension, de s’en soucier – dans une guerre entre des factions de police rivales et des bandes rivales qui se livrent à des duels à Marseille. (Le titre original est « Bronx », le célèbre nom de l’arrondissement américain étant devenu de l’argot français pour désigner une situation désordonnée).

Hormis une attaque précoce et superficielle sur un bar, Marchal se débrouille sans décors : pas de crispation, pas de poursuites élaborées (même pas à pied, malgré la présence alléchante de David Belle, figure clé du parkour et star du film culte « Banlieue 13 »). Au lieu de cela, nous n’obtenons… pas grand-chose.

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