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I Care a Lot Review: Rosamund Pike et Peter Dinklage Spar dans Wicked Satire

Emmenez Marla et son partenaire à la maison et au bureau, Fran (Eiza González). Le couple est présenté comme implacable dans sa soif de construire un système dans lequel des dizaines de personnes âgées ne sont guère plus que des corps chaleureux pour les fondations d’un petit empire qui serait criminel dans toute autre société. Pourtant, leur cupidité n’est qu’une goutte dans l’océan du film. Et cette mer grouille d’autres prédateurs qui dégagent également un détachement sec et ironique à toutes les menaces entrantes.

Ainsi émerge le Roman de Dinklage de l’autre coin. C’est une silhouette compacte et immaculée qui se cache derrière sa barbe soignée et sa frange chic. C’est une représentation inattendue mais tout à fait bienvenue du patriarcat de la vieille école, car Roman dans ses costumes coûteux et ses bouchées de pâtisseries artisanales insiste sur le fait qu’il veut garder ses mains propres, même en ayant soif d’appuyer sur la gâchette. Cela donne certainement une nouvelle texture à la capacité de Dinklage à afficher un désir sincère et contrarié lorsque ce désir implique un meurtre.

L’appariement improbable de ces deux, qui culmine dans une ébullition lente mais une violence inévitable, en fait un autocuiseur qui a un cas de rire. Cela marque également un retour aux sources pour Blakeson qui a fait sensation au TIFF il y a de nombreuses années avec le thriller sous-estimé La disparition d’Alice Creed (2009). Après une décennie qui a été distraite par des tarifs de studio plus fades, il confirme qu’il a toujours cette capacité de surveillance de l’armée suisse à tracer, et peut-être à sur-comploter, des ébats diaboliques.

En effet, Je me soucie beaucoup présente une série de chocs satisfaisants et souvent exaspérants. En se basant sur une faille apparente dans le système juridique qui a été abusée à plusieurs reprises, la représentation dans le film de tuteurs légaux corrompus enfermant les personnes âgées de leur famille, de leur domicile et même de leurs téléphones portables peut être effrayante. Et ses affrontements ultérieurs entre Marla et Roman sont donc exaltants. Pourtant, alors que la multitude de contours improbables de l’intrigue augmente, ce qui était autrefois choquant devient de plus en plus incrédule au cours du troisième acte, d’autant plus que les artifices de l’intrigue à grande échelle finissent par supplanter le travail de personnage formidable dans les marges comme Wiest, qui passe de perplexe à bestial dans son besoin justifié de vengeance.

Une ou deux escalades de parcelles de moins en auraient bénéficié Je me soucie beaucoup, mais lorsque le ou les dénouements ultimes sont aussi satisfaisants et que l’esthétique épurée est globalement si enivrante, il est impossible de ne pas se laisser entraîner. Avec sa juxtaposition de lumière chaude et une partition synthétisée froide par Marc Canham, c’est un film qui prospère en vivant dans des paradoxes inconfortables, tout comme il est soutenu par des protagonistes aussi répulsifs que les méchants. Mais alors c’est peut-être parce qu’ils ne sont que des Américains ici.

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