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Rendez-Vous avec le cinéma: la bande-annonce exclusive du festival du cinéma français :

L’événement virtuel présente le meilleur du cinéma français

Bien que la pandémie de COVID ait réellement mis à mal les plans des organisateurs de festivals de cinéma depuis plus d’un an, il y a un peu de bon côté (autant qu’il peut y en avoir pour une crise sanitaire mondiale). Vous voyez, au lieu de manquer des festivals de cinéma comme les Rendez-Vous avec le cinéma français au Lincoln Center, les gens de partout vont pouvoir regarder certains des meilleurs films français de l’année passée dans le confort de leur propre maison sans avoir à trouver comment se rendre à New York.

Et comme l’événement doit commencer le 4 mars, par le biais de Film at Lincoln Center’s Virtual Cinema, nous sommes ravis d’avoir l’annonce exclusive des longs métrages qui composeront les 10 jours de l’événement numérique. En commençant par le film Opening Night, le émouvant de Sébastien Lifshitz « Little Girl », Rendez-Vous présentera également des films de cinéastes tels que François Ozon, Nicole Garcia, Guillaume Brac, Quentin Dupieux, Charlène Favier, Nora Martirosyan et Suzanne Lindon.

 

 

De plus, la célèbre actrice française Emmanuelle Béart sera l’invitée d’honneur de cette année. Elle est en fait l’une des vedettes d’un film jouant l’événement, « Margaux Hartmann » de Ludovic Bergery. Il est intéressant de noter que le film de Bergery est en fait les débuts de la cinéaste. Mais Bergery n’est pas le seul réalisateur dont le film est présenté à l’événement. Des sélections telles que « Should the Wind Drop » de Nora Martirosyan, « Spring Blossom » de Suzanne Lindon, « Slalom » de Charlène Favier, « Gagarin » de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, et « Ibrahim » de Samir Guesmi sont autant de premiers longs métrages.

Cette année, les Rendez-Vous du cinéma français proposent également des débats gratuits, notamment How Music Makes the Film et Vive la Résistance. De plus, les 18 films seront présentés avec des questions-réponses virtuelles. Et comme il s’agit d’un événement virtuel, les spectateurs auront la chance de remettre un prix à leur film préféré avec la deuxième édition du Prix du public des Rendez-Vous.

Rendez-Vous avec le cinéma français vous est proposé par Film at Lincoln Center et UniFrance. Vous pouvez regarder la bande-annonce ci-dessous, ainsi que jeter un coup d’œil à la programmation complète de 2021 :

 

Soirée d’ouverture

Little Girl / Petite Fille

Sébastien Lifshitz, 2020, France, 85m
Français sous-titré en anglais

Sasha sait qu’elle est une fille depuis l’âge de trois ans, mais ses professeurs de deuxième année refusent d’accepter son identité sexuelle. Dans ce documentaire remarquable, Sébastien Lifshitz (Les invisibles) s’engage avec la famille de Sasha pendant un an pour affronter les administrateurs scolaires dédaigneux. Mais le film s’attarde également sur la vie quotidienne de Sasha en dehors de l’école : on la voit à la maison avec ses parents et ses frères et sœurs aimants, qui l’encouragent à s’exprimer librement, et aux côtés de sa mère Karine, inébranlable, lors de rendez-vous avec des pédopsychiatres, qui valident les expériences de Sasha. Avec une sensibilité et une empathie immenses, Little Girl suit Sasha et sa famille dans leur quête d’une enfance ordinaire, tout en captant les stigmates sociaux qui persistent encore autour de la dysphorie de genre. Sortie d’un film sur la boîte à musique.

À l’abordage !

Guillaume Brac, 2020, France, 95m
Français sous-titré en anglais

Après une rencontre fortuite et une nuit passée à danser au bord de la Seine, Félix (Eric Nantchouang) est épris d’Alma (Asma Messaoudene). Mais à l’aube, elle se précipite dans le train pour rejoindre sa famille en vacances dans le sud de la France. Félix et son ami Chérif (Salif Cissé) décident d’aller camper dans la même région montagneuse et luxuriante, mais se retrouvent coincés avec leur idiot de chauffeur de covoiturage (Édouard Sulpice) à 600 km de chez eux… et il reste à voir comment Alma va réagir à la surprise de Félix. Ce dernier récit de Guillaume Brac (Tonnerre, Rendez-Vous 2014 ; July Tales, Rendez-Vous 2018) détaille ses personnages avec une rare acuité, et entrelace leurs affaires de cœur et leurs aspirations politiques et existentielles avec un humour et un esprit qui rappellent les films de Jacques Rozier.

The Big Hit/ Un triomphe

Emmanuel Courcol, 2020, France, 106m
Français sous-titré en anglais

Quand Étienne, acteur à la retraite et blasé (Kad Merad, classe d’orchestre, Rendez-Vous 2018), commence à diriger des ateliers de théâtre dans un établissement pénitentiaire, il est inspiré par ce qu’il voit : alors que les détenus répètent une série de fables, leurs performances révèlent un humour et une authenticité souvent refoulés par leur quotidien. Percevant des parallèles existentiels entre les expériences des détenus et Waiting for Godot, Étienne convainc le personnel de la prison de laisser la troupe mettre en scène le classique de Samuel Beckett. Mais alors qu’Étienne apprend les ficelles de la mise en scène d’une pièce de théâtre, il est également confronté à des frictions avec les administrateurs bureaucratiques. Inspirée d’une histoire vraie, cette sélection Cannes 2020 est un témoignage éloquent du pouvoir d’expression. Son humanisme aigre-doux s’écoule sans effort de son ensemble assuré.

Faithful / De nos frères blessés

Hélier Cisterne, 2020, France, 96m
Français et arabe avec sous-titres anglais

Vicky Krieps (Phantom Thread) et Vincent Lacoste (Sorry Angel de Christophe Honoré, NYFF56) apportent une vitalité de feu à cette histoire vraie des années 50, faite de conviction révolutionnaire et de passion romantique. Vincent Lacoste incarne Fernand Iveton, un dissident communiste qui, lors d’un bref voyage à Paris pour des examens médicaux, tombe amoureux d’Hélène (Krieps), une fugitive échappée d’un régime oppressif en Pologne. Enthousiasmés par leur attachement mutuel à leurs principes, ils se marient et s’installent à Alger, où Fernand atteint sa majorité parmi les radicaux marxistes. Alors que la révolution explose, Fernand se jette dans la résistance algérienne, tandis qu’Hélène, consciente des souffrances qu’elle a connues avant de commencer une nouvelle vie, doit se rendre compte de tout ce que son mari est prêt à sacrifier.

Final Set / Cinquième set

Quentin Reynaud, 2020, France, 113m
Français sous-titré en anglais

A 37 ans, le joueur de tennis chevronné Thomas (Alex Lutz) se trouve à la croisée des chemins. Toujours animé par des rêves de gloire non réalisés, il est déterminé à décrocher un classement de championnat qui déterminera sa carrière, mais après 18 ans de jeu, il est confronté à une arthrite croissante au niveau du genou. Alors qu’il se lance dans des matchs de qualification contre des joueurs de vingt ans son cadet, il jongle avec une série de pressions croissantes en dehors du terrain, notamment un cirque de relations publiques de plus en plus surréaliste, la nécessité de joindre les deux bouts pour sa femme (Ana Girardot) et son fils, et des frictions avec sa mère (une solide Kristin Scott Thomas), qui possède un club de tennis. Le portrait intérieur magistral d’un athlète, réalisé par Quentin Reynaud, insuffle à chaque décor exaltant des enjeux mentaux et physiques éprouvants. Sortie du film A Film Movement.

Gagarine / Gagarine

Fanny Liatard & Jérémy Trouilh, 2020, France, 97m
Français sous-titré en anglais

Dans cette sélection émouvante de Cannes 2020, Alseni Bathily incarne le jeune ingénieur Yuri, 16 ans, qui s’emploie à rénover la Cité Gagarine, où il vit, pour la sauver de la démolition. Avec l’aide de ses amis les plus proches (Jamil McCraven et Lyna Khoudri) et d’un propriétaire de casse excentrique (Denis Lavant dans un camaïeu mémorable), Yuri redonne lentement vie à la communauté éclatée et diversifiée de son immeuble, mais il ne peut pas faire grand-chose face à une commission du logement peu sympathique, ce qui l’oblige à s’inspirer avec imagination de son homonyme, le cosmonaute soviétique Youri Gagarine. Avec des décors oniriques et un design sonore évocateur, les envolées de Gagarine résistent avec éclat au déplacement des marginaux. Un communiqué de Cohen Media.

Ibrahim

Samir Guesmi, 2020, France, 78m
Français sous-titré en anglais

Ibrahim (Abdel Bendaher) est un étudiant solitaire de 17 ans qui vit dans une banlieue exiguë avec son père Ahmed (directeur Samir Guesmi) et rêve de réussir au football. Lorsque son ami proche Achille (Rabah Naït Oufella, Nocturama, Rendez-Vous 2017) commence à flirter avec les petits vols, un Ibrahim réticent est entraîné dans un plan qui tourne mal. Alors que l’argent est déjà serré après qu’Ahmed a alloué des fonds pour une importante procédure dentaire, Ibrahim décide de combler lui-même la différence. Avec une performance frémissante de Bendaher, cette sélection de Cannes 2020 est une tranche palpitante de réalisme social, sensible aux barrières de race et de classe alors qu’Ibrahim et Ahmed forgent des avenirs mobiles vers le haut.

Lifelines / Si demain

Fabienne Godet, 2020, France, 86m
Français sous-titré en anglais

Esther (Julie Moulier) est encore sous le choc d’une rupture tumultueuse lorsqu’un colis sans adresse de retour arrive à sa porte. À l’intérieur, Esther trouve un journal intime anonyme, dont les entrées, vieilles de 20 ans, ont été écrites par une jeune femme qui a perdu son amant dans un accident de moto. Cet événement mystérieux tire Esther de sa dépression et la fait entrer dans une histoire de papier fascinante. Encouragée par sa meilleure amie (Lucie Debay), elle se rend à Toulouse à la recherche de la propriétaire du journal. Mais l’aventure d’Esther pourrait la conduire à épuiser une horloge dont elle n’avait pas conscience qu’elle faisait tic-tac. Avec Arnaud Valois de BPM (Beats Per Minute) dans un intrigant second rôle, Lifelines injecte une énigme dans un moment de crise pour demander ce qui importe le plus dans la vie.

Love Affair(s) / Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait

Emmanuel Mouret, 2020, France, 120m
Français sous-titré en anglais

Lorsque Daphné (Camélia Jordana) va chercher le cousin de son partenaire Maxime (Niels Schneider, Dark Inclusion, Rendez-Vous 2016) à la gare, leur bavardage est d’abord inoffensif. Il espère travailler sur un roman tout en rendant visite à Daphné et François (Vincent Macaigne, Non-Fiction, NYFF56) dans le pays ; elle est enceinte de trois mois et se réjouit de fonder une famille. Mais alors qu’ils errent dans les châteaux locaux en attendant que François revienne d’une urgence professionnelle, les histoires du passé ouvrent des boucles rohmériennes de passion et de fidélité. Entre les mains d’Emmanuel Mouret (Mademoiselle de Joncquières, Rendez-Vous 2019), Love Affair(s) est un récit philosophique et luxuriant sur le hasard et le flux imprévisible du désir. Il est nominé pour 13 César, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation et dans les quatre catégories d’interprétation.

Lovers / Amants

Nicole Garcia, 2020, France, 103m
Anglais et français avec sous-titres anglais

Lisa, étudiante en hôtellerie (Stacy Martin, nymphomane), est plongée dans une romance passionnée avec Simon (Pierre Niney, Frantz de François Ozon), qui gagne sa vie en vendant de la drogue à des clients fortunés. Lorsqu’un de ses clients fait une overdose de mauvais coke, Simon est obligé de quitter la ville, peut-être pour ne plus jamais revoir Lisa, au cœur brisé. Mais trois ans plus tard, leur désir est ravivé lorsqu’ils se retrouvent par hasard sur une île de l’océan Indien, où Lisa voyage avec son mari promoteur immobilier (Benoît Magimel, le professeur de piano). Dans ce triangle amoureux noir de l’actrice et cinéaste Nicole Garcia (Du pays de la lune, Rendez-Vous 2017), les enjeux s’intensifient à chaque nœud, à chaque séduction.

Mandibles / Mandibules

Quentin Dupieux, 2020, France/Belgique, 77m
Français sous-titré en anglais

Bien que le perdant chiffonné Manu (Grégoire Ludig, de Keep an Eye Out ! de Dupieux) soit initialement engagé pour transporter une valise entre des hommes d’affaires louches, la vie a d’autres plans. Lorsqu’il ouvre le coffre de sa voiture volée, il trouve une mouche domestique vivante et respirable de la taille d’un Grand Danois. Sentant une opportunité, Jean-Gab (David Marsais), le copain de Manu, lui suggère que s’ils entraînaient l’insecte géant à se déplacer comme un drone et à voler des marchandises, ils pourraient faire fortune. Des accidents de plus en plus graves – dont un camping-car incendié et un cas d’erreur d’identité, avec un tour inoubliable d’Adèle Exarchopoulos de Blue Is the Warmest Color – prouvent de façon hilarante que domestiquer un insecte mutant est plus facile à dire qu’à faire. Entre les mains de l’inépuisable Dupieux (Peau de cerf, Rendez-Vous 2020), un portrait étonnamment tendre de l’amitié se dessine au fil des pages. Un communiqué de Magnolia.

Margaux Hartmann / L’Étreinte

Ludovic Bergery, 2020, France, 100m
Français sous-titré en anglais

La grande Emmanuelle Béart de La Belle Noiseuse et Manon des Sources ancre Margaux Hartmann dans la fluidité de l’inconnu. Six mois après la mort de son mari, Margaux (Béart), d’âge moyen, s’installe dans la maison d’hôtes de sa demi-sœur à Versailles pour s’inscrire à un master local. Ses camarades de classe, beaucoup plus jeunes, s’attachent rapidement à elle et, malgré son chagrin, Margaux sort peu à peu de sa coquille pour embrasser de nouveaux amis (Vincent Dedienne) et des intérêts romantiques (Tibo Vandenborre). Margaux Hartmann, qui a fait ses débuts de réalisatrice avec assurance et sensualité avec Ludovic Bergery, sonde les possibilités de prendre un nouveau départ selon ses propres termes.

My Donkey, My Lover, and I / Antoinette dans les Cévennes

Caroline Vignal, 2020, France, 95m
Français sous-titré en anglais

L’institutrice Antoinette (Laure Calamy, Sibyl, NYFF57) est enthousiasmée par ses prochaines vacances avec son amant marié, Vladimir, mais la vie intervient rapidement : il annule pour qu’elle parte en randonnée avec sa femme et sa jeune fille, qui est une des élèves d’Antoinette. Poussée par l’envie, Antoinette se rend dans la même région montagneuse du parc national des Cévennes avec un itinéraire inspiré de Travels with a Donkey in the Cévennes de Robert Louis Stevenson. Dans le cadre de sa mission, elle tisse des liens rapides avec un aubergiste idéaliste (Marie Rivière, Le rayon vert de Rohmer) et Patrick, l’âne grincheux qu’elle a loué pour l’aider à gravir la montagne. Dans cette sélection de Cannes 2020, Caroline Vignal embrasse avec beaucoup de cœur et d’humour le long et sinueux chemin qui mène à la destination finale. Elle est nominée pour sept César, dont ceux du meilleur film, de la meilleure actrice et du meilleur scénario original.

Red Soil / Rouge

Farid Bentoumi, 2020, France/Belgique, 90m
Français sous-titré en anglais

Zita Hanrot (Fatima), lauréate du César, offre une performance extraordinaire à l’œil inébranlable de la tempête de ce thriller environnemental. Lorsque Nour de Hanrot, une infirmière, est mise à l’épreuve après un accident mortel aux urgences, elle prend en charge l’infirmerie de l’usine chimique où son père (Sami Bouajila, lauréat du César pour Les Témoins d’André Téchiné) travaille depuis près de 30 ans. Alors qu’elle commence à programmer des examens de routine, Nour est frappée par d’étranges lacunes dans les dossiers et par un scepticisme général des ouvriers. Ses soupçons se renforcent lorsqu’une journaliste (Céline Sallette, House of Tolerance) fait part de ses inquiétudes concernant des décharges de déchets toxiques non divulguées. À chaque révélation poignante, Red Soil met en évidence une conspiration à l’intersection accablante de la pollution et de l’exploitation mondialiste. Une sélection de Cannes 2020.

Should the Wind Drop / Si le vent tombe

Nora Martirosyan, 2020, France/Arménie/Belgique, 100m
Anglais, français, arménien et russe avec sous-titres anglais

La région enclavée contestée du Haut-Karabakh est à huit heures de route de l’aéroport le plus proche, mais l’auditeur français Alain (Grégoire Colin, la muse fréquente de Claire Denis) pourrait changer cela s’il détermine que l’aéroport de Stepanakert, inactif dans la république déchirée par la guerre, peut être rouvert en toute sécurité. Alors qu’il passe une semaine à faire connaissance avec la population locale, Alain découvre une région qui lutte pour se reconstruire deux décennies après un fragile cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, et réalise que sa décision réglementaire pourrait sceller le destin global d’une société au bord de la disparition. Animée par un ensemble dynamique et une performance pleine de compassion de Colin, cette sélection Cannes 2020 annonce une nouvelle voix pointue et avant-gardiste en Nora Martirosyan.

Slalom

Charlène Favier, 2020, France, 90m
Français sous-titré en anglais

Lyz (Noée Abita, Ava, Rendez-Vous 2018) est une athlète de 15 ans sur le point de faire une percée. Elle est la nouvelle recrue d’un club de ski sélectif, et son intense entraîneur (Jérémie Renier, Double Lover) fait d’elle une candidate de premier plan pour la médaille d’or olympique. Lyz s’efforce de prouver qu’elle est à la hauteur de ses entraînements exténuants et s’endurcit face à la pression, mais à chaque victoire, son entraîneur l’éloigne de ses plus proches confidentes, non seulement sa coéquipière et amie Justine (Maïra Schmitt), mais aussi sa mère (Marie Denarnaud), qui s’est installée à Marseille pour le travail. Ancré dans une performance sensible et captivante d’Abita, les débuts toujours surprenants de Charlène Favier dissèquent habilement les dynamiques de pouvoir de l’ambition et du consentement. Une sortie de Kino Lorber.

Spring Blossom / Seize Printemps

Suzanne Lindon, 2020, France, 73m
Français sous-titré en anglais

Sélection officielle à Cannes, San Sebastian et au TIFF, ce charmant premier long métrage de Suzanne Lindon, 20 ans, propose une version audacieuse et exploratoire d’une histoire de passage à l’âge adulte. Lindon incarne Suzanne, une étudiante de 16 ans qui rêve d’un printemps de lycée banal. En rentrant chez elle, elle aperçoit un bel acteur de théâtre, Raphaël (Arnaud Valois, BPM (Beats Per Minute)), également perdu dans ses propres pensées. Ils sont intrigués l’un par l’autre, et leurs conversations finissent par les entraîner dans un monde qui leur est propre, que Lindon fait revivre avec des numéros musicaux en roue libre et des vignettes oniriques. Une escapade rafraîchissante sur une longueur d’onde cachée, Spring Blossom fait naître les rêves de Suzanne au grand jour. Un communiqué de KimStim.

Summer of ’85 / Été ’85

François Ozon, 2020, France/Belgique, 100m
Anglais et français avec sous-titres anglais

La Côte d’Azur, 1985. Alexis (Félix Lefebvre, L’école est finie, Rendez-Vous 2019), adolescent écrivain en herbe, chavire par un après-midi de tempête alors qu’il est en train de naviguer, mais il est sauvé d’une mort certaine par le statuaire et mercuriel David (Benjamin Voisin). Ils deviennent rapidement amis, et Alexis commence à travailler pour la mère de David, affectueuse mais dispersée (Valeria Bruni Tedeschi, star et réalisatrice de A Castle en Italie). L’attirance d’Alexis pour David se transforme rapidement en passion, mais se transforme, à la fin de l’été, en une méditation plus profonde sur la mortalité et l’inconnu. Dans The Cure, Summer of ’85, des pastels gorgés de soleil et des morceaux d’époque sont utilisés. C’est une romance maudite dans la lignée de Rimbaud et Verlaine, qui fait éclater le confort de la nostalgie dans la chaleur du présent. Sortie d’une boîte à musique. Nominé pour 12 César, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario adapté.

TALKS

Comment la musique fait le film
Lundi 8 mars, 13 heures (heure de l’Est)

La création d’une musique originale est un échange complexe, collaboratif et parfois intense entre un réalisateur et un compositeur qui peut élever le film à un tout autre niveau. Elle implique de nombreuses décisions cruciales : À quel moment du processus de réalisation du film doit-on faire appel à un compositeur ? Comment un réalisateur peut-il communiquer efficacement avec son compositeur pour atteindre la vision souhaitée ? Au cours de cette discussion, des experts français et américains donneront un aperçu du processus créatif de la musique de film et de la relation entre le réalisateur, le compositeur et l’équipe musicale.

Ce Rendez-Vous avec French Cinema Talk est organisé en partenariat avec French In Motion, la SACEM et le Gotham Film and Media Institute.

Vive la Résistance

Samedi 6 mars, 14 heures (heure de l’Est)

Tout comme la France et l’Amérique ont une longue histoire de progrès politique, social et économique, issue de l’activisme populaire, le cinéma français et américain partagent une tradition de célébration d’histoires dans lesquelles des individus et des communautés démunies prennent position contre la corruption, l’inégalité et les abus de pouvoir systémiques. Cette conférence réunit des cinéastes français et américains dont les travaux récents se sont profondément engagés sur ces sujets pour discuter de leurs choix créatifs et de leurs défis.

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